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 The Paul's Butterfield Blues Band Story

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bloomers
Mega bavard


Nombre de messages : 458
Localisation : Bruxelles
Date d'inscription : 03/12/2004

MessageSujet: The Paul's Butterfield Blues Band Story   Jeu 16 Déc à 11:39



Reconnu comme l’équivalent américain des Bluesbreakers de John Mayall, le Paul’s Butterfield Blues Band connaîtra, au milieu des années 60, une popularité énorme au Etats-Unis…Et cela, sans jamais décroché, un seul tube au hit-parade…

Le fondateur/leader du groupe, le chanteur/harmoniciste Paul Butterfield est né dans une famille juive de Chicago, le 17 décembre 1942…
Encourager par ses parents, Butterfield commence tôt l’apprentissage de la flûte, qu’il laisse tomber peu de temps après, pour se consacré totalement à l’harmonica…
A tout juste 16 ans, On le retrouve déjà en plein apprentissage dans les club du South-Side de Chicago, un quartier pourtant réputé dangereux pour les blancs.
Aucun problème, Butterfield n’ a pas froid au yeux et se taille déjà très tôt ,une solide réputation de bagarreur, un des côtés sombre de son caractère …
Mais bon, on retiendra surtout qu’ à force de côtoyer de près cette scène prestigieuse, Butterfield, devient à son tour, un virtuose de l’harmonica amplifié, reconnu pour être l’un des premier bluesman Blanc capable de rivalisé avec les maîtres du genre : Little Walter, Junior Wells ou James Cotton…
En 1961, il rencontre un autre passionné de blues, le guitariste Elvin Bishop…
Elvin Bishop est né le 21 octobre 1942 à Glendale en Californie
Issu d’une famille modeste, Elvin Bishop travaille dur dans la ferme de ses parents jusqu’à ce qu’il décroche, vers 18 ans, une bourse d’étude spéciale qui l’envoie tout droit à l’université de Chicago…

En 1963, Paul Butterfield et Elvin Bishop s’unissent à l’excellente section rythmique du célèbre Bluesman Howlin Wolf qui comprend le bassiste Jérôme Arnold et le batteur Sam Lay.
Le premier groupe de couleur mixte de l’histoire du Blues est né…



Le PBBB fait ses débuts sur scène dans les clubs du Southside comme le "Big John" où ils s'enregistre pour la première fois en public >"An Offer You Can't Refuse" (Castle)



En Décembre 64 le producteur Paul Rotchild engage le guitariste Mike Bloomfield pour étoffer le son des 1er enregistrements du Paul’s Butterfield Blues Band Bloomfield & Butterfield se connaissent déjà depuis 61, viennent tous deux de la même communauté Juive et partage la même passion pour le blues…pourtant ils ne s’apprécie pas… Bloomfield racontera plus tard que Butterfield était un type violent, qu’il frappait ses musiciens et se promenait partout avec un flingue…prêt à dégainer pour un regard de travers…
Curieusement, les premiers enregistrement du Paul’s Butterfield Blues Band restèrent inédit jusqu’à la parution du CD « the Lost Elektra sessions » en 94, à nouveaux 30 ans après…

Le 25 Juillet 65, Le Paul’s Butterfield Blues Band participe au festival folk de Newport et à cet occasion, accompagne Bob Dylan pour son tout premier et mémorable concert Electrique.



Il faudra attendre Octobre 65, pour que les studios Elektra capturent enfin le premier album du groupe, intitulé simplement Paul’s Butterfield blues Band .
Le son est capté live en studio avec le pianiste Mark Naftalin en plus sur certains morceaux…
Outre les excellentes reprise de Willie Dixon ou Muddy Waters… « Born In Chicago » composé par Nick Gravenites devient le morceau emblématique du groupe…

Après d’innombrables concert donné à Chicago, New York et San Francisco…le groupe atteint son apogée.



Le second album, « East-West » témoigne de cet époque bénie.
Il est évident que quiconque appréciant le blues devrait posséder dans sa discothèque un exemplaire de ce East-West…
Outre d’excellente reprises tel que « Walking Blues » ou « Two Trains running », Mike Bloomfield expérimente un morceau inspiré de la musique indienne, intitulé à la base « Raga » et qui se transformera par la suite en « East/West » …
Morceau monumentale, étiré jusqu’à 40 minutes en concert.
Cette longue pièce Instrumentale fera de Mike Bloomfield le premier guitar-hero américain (avant Hendrix ou Clapton)et ouvrira la voie du psychédélisme à tous les apprentis guitariste.

Curieusement en 1967, tout s’effondre, le bassiste Jerome Arnold s’en va, et plus grave encore Mike Bloomfield quitte le groupe à son tour pour former le sien en californie.



Nullement découragé, Paul Butterfield décide de continuer l’aventure toujours avec ses fidèle amis, Elvin Bishop à la guitare, mark Naftalin au piano et Billy Davenport à la batterie.
Pour ce troisième album, Butterfield engage une section de cuivre complète, emmené par David Sanborn au saxophone alto, Gene Dindwiddie au sax tenor et Keith Johnson à la trumpet…
Loin d’atteindre la qualité de ses 2 précédents album, « the resurection of pigboy crabshaw » reste l’ un de ses meilleures…
Et puis… Elvin Bischop se révèle être un excellent guitariste soliste

En juin 67, on retrouve le groupe au grand complet au festival de Monterey en Californie…



La formation reste stable en 68 excepté pour Billy Davenport qui laisse sa place au batteur de Jazz Phillip Wilson.
Toujours pas de succès commerciale pour le Butterfield Blues Band qui signe avec « In My Own Dream » un quatrième album sans réel originalité…Mis à part peut-être le très beau morceau titre enregistré avec un invité de marque, l’organiste Al Kooper…

A la fin de l’année 68 son fidèle guitariste Elvin Bishop s’en va pour de bon former son groupe.
le bassiste Bugsy Maugh et le pianiste Mark Naftalin s’en vont aussi, une série de départ, qui oblige donc un nouveau remaniement au sein du groupe.



Pour la première fois, Elektra, la firme de disque, confie la direction musicale du cinquième album à un célèbre producteur de Rythm & Blues : Jerry Ragovoy.
Malgré le retour du batteur Billy Davenport et de l’impulsion énergétique du nouveau guitariste Howard Buzzy Feiten, « Keep On Moving » est un nouvel échec.

Toujours en 1969, le Butterfield Blues Band est à l’affiche de nombreux festival donc celui de Woodstock …



La même année, il participe en compagnie de Mike Bloomfield à l'album "Fathers & Sons" dans lequel il s'affirme comme le successeur (Blanc) le plus doué de Little Walter.



En 1970, Paul Butterfield tourne sans relâche à travers les Etats-Unis…un album simplement intitulé « Live » sort l’année suivante pour témoigner de ses brûlantes prestations…



En 1971 pour « Sometimes I Just Feel like Smilin’ » son dernier album studio pour Elektra, Paul Butterfield renouvelle à nouveau son groupe sans pour autant rencontrer le moindre succès.



En 1972 le Paul Butterfield Blues Band change de nom et de Label …désormais le groupe s’appellera le « Paul Butterfield Better Days »et officiera sur le label Bearsville d’Albert Grossman.

En 1976, on le verra encore sur la scène du Winterland de San Francisco à l’occasion du concert d’adieu du « Band ».

Paul Butterfield sombre dans la drogue et décède à 44 ans dans l'indiférence générale, une triste fin pour cet homme qui à ouvrit la voie au Blues blanc moderne qui domine aujourd'hui la scène américaine du blues.
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