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 The Chess Story : Sonny Boy Williamson, Willie Dixon & C

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bloomers
Mega bavard


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MessageSujet: The Chess Story : Sonny Boy Williamson, Willie Dixon & C   Jeu 16 Déc à 15:08



C’est vers 1928 que Phil et Leonard Chess, deux jeunes juifs polonais débarquent à Chicago pour rejoindre leur père. D’abord ils s’impliquent dans le négoce d’Alcool, puis dès 1938, investissent dans le rachat de plusieurs bars & night-club…

Le plus célèbre d’entre eux, « The Macomba Lounge » est situé en plein dans le South-Side de Chicago. La plupart des bluesman du Mississipi, de l’Alabama ou de L’Arkansas viennent s’y produire.

Vers 1947, le succès des concerts est tel que Phil & Leonard Chess rachète les parts d’ « Aristocrat Records » (modeste maison de disque) afin d’enregistrer et produire les artistes de Blues qui passent dans leur club…

Plus opportunistes que véritables fans de blues, les frères Chess ont toujours eu mauvaise réputation, étant généralement accusés d'exploiter les musiciens et de s'enrichir sur leur dos.

L’un des plus mythique Bluesman du catalogue CHESS est sans nul doute, Muddy Waters, sans lui le blues de Chicago n’aurait certainement pas eu cette ampleur...(voir McKinley Morganfield aka Muddy Waters)

Muddy enregistre pour les frères Chess à partir de 1948, sa guitare suramplifié, le bottleneck vibrant, tranchant mais moelleux, la voix expressive et chaude, accompagné du seul contrebassiste Big Crawford.

Le succès commerciale est quasi immédiat : « I Can’t Be Satisfeid », « Rolling & Tumbling », Walking Blues » sont des pièces issus du répertoire du Delta mais revivifié par le talent, la puissance et l’électricité de Muddy Waters.
L’un de ces morceaux, « Rollin Stone », une version personnel du vieux thème « Catfish Blues », donnera même son nom au groupe le plus célèbre de l’histoire du rock.

Au début des années 50, Muddy Waters s’installe fermement comme l’un des Bluesman favoris du public noir dans le Southside de Chicago.
Son répertoire d’abord bâti sur des thèmes traditionnels du Delta laisse la place maintenant à de nouvelles compositions personnelles.

En 1951 Muddy enregistre désormais avec un orchestre complet qui comprend Little Walter le maître incontesté de l’harmonica , l’ excellent Jimmy Rogers à la guitare et Elgin Evans à la batterie…

En Janvier 54, le merveilleux pianiste Otis Spann et le batteur Fred Below intègre l’orchestre… l’écriture et la production sont confié à Willie Dixon…le résultat est mémorable : « Hoochie Koochie Man », « I Just Want To Make Love To You », « I’m Ready »… sont de grands succès pour Muddy avant de devenir autant de classiques du Blues.

La version originale de « Mannish Boy » son plus grand succès est gravé en mai 55 dans les studios Chess.
Pour ce single légendaire et certains autres, on ne sait plus exactement qui est à l’harmonica…est-ce que c’est le maître Little Walter ou bien son disciple, Junior Wells…impossible de faire la différence !

Néanmoins en 1955, Little Walter quitte définitivement Muddy pour tenter l’aventure en solo.
Son disciple le plus pertinent, Junior Wells est indisponible pour le remplacer, Muddy engage alors James Cotton un autre grand virtuose de l’harmonica…et rassurez vous on ne perd pas aux change…

Parallèlement à ses aventures européenne (ABB, Newport)...Muddy grave toujours des 45 tours à consonance électrique pour son public noir qui s’amenuise d’année en année. Et pourtant ces 45 tours sont en général d’un très haut niveau artistique surtout « The Same Thing », « You Can’t Lose What you ain’t never had », deux merveilleux singles enregistré en avril 64 avec Otis Spann au piano, James Madison à la guitare, Willie Dixon à la basse et sp leary à la batterie. ils sont disponibles sur le 33 tours the Real Folk Blues Sessions



Grâce au innovations de Little Walter et Sonny Boy Williamson , l’harmonica devient un élément centrale dans le Blues de Chicago…

Little Walter est le premier à amplifier son harmonica, et à 19 ans déjà, il est repéré par Muddy Waters qui l’intègre dans son orchestre. En Studio il coure dans tous les sens, passant d’un harmonica à un autre afin de trouver les meilleures sonorités possible. En 1952, il se lance en solo avec l’instrumental « Junk », le premier d’une série de disques à s’inscrire au top ten rythm & Blues…en Mai 55 Little Walter réalise la meilleure vente rythm & Blues avec le classique « My Babe » autre composition de Willie Dixon…



Mike Bloomfield, John Mayall ou encore Little Walter ou Junior Wells sont quelques-uns des musiciens influencés par Sonny Boy Williamson qu’il ne faut pas confondre avec John Lee « Sonny Boy » Williamson le créateur de « good morning little schoolgirl ».
Guitariste, Harmoniciste et batteur, Rice Miller dit « Sonny Boy Williamson » est né le 5 décembre 1899 à Glendora dans le Mississippi et comme beaucoup de Bluesman, il voit le jour à la campagne et suit l’inévitable chemin qui le mène à Chicago.

Au début des années 50 il enregistre pour trumpet records. Avant de passer chez Chess en 55 où il est accompagné par Muddy Waters et Willie Dixon, ses morceaux « Don’t Start Me Talking », « Bring It On Home » et surtout « Help Me » deviennent des classiques incontournable du Chicago Blues.



Willie Dixon est probablement l’auteur compositeur de Blues le plus important…A partir de 1952, il travaille chez Chess comme directeur artistique, compositeur et musiciens. Il accompagne non seulement Muddy Waters, mais aussi la plupart des autres artistes du catalogue…ses chansons seront reprises entre autre par les Rolling Stones, Animals, Spencer Davis Group, Jeff Beck, Eric Clapton et surtout Led Zeppelin qui se permettrons de ne même pas crédité Willie Dixon comme compositeur pour « I Can’t Quit You baby » ou « You Shook Me » sur leur premier album en 69 …Furieux, Il attentera d’ailleurs un procès au groupe de Jimmy Page, qu’il gagnera en 1970… Willie Dixon est toujours resté dans l’ombre des grands, pourtant en solo, il se révèle être aussi un magnifique interprète à découvrir..



Cousin de Muddy Waters et demi-frère de Memphis Slim, Eddie Boyd dirige l’un des meilleures orchestre de blues de Chicago dans les années 50…magnifique pianiste, on peut l’entendre sur Chess à partir de 51 mais c’est en en Europe à la fin des années 60 qu’il obtient enfin une reconnaissance mérité…avec d'abord « Five Long Years » un lp enregistré en 65 avec Buddy Guy…puis en 68 avec le Peter Green's Fleetwood Mac



Howlin Wolf était animateur radio, avant de devenir un chanteur connu. Ecorché vif, avec des racines dans le blues original du Mississippi, Howlin’Wolf est un imposant personnage de haute stature. Homme de scène excitant, il est pourtant antipathique, énigmatique, imprévisible… presque effrayant.
Maltraité dans sa jeunesse par les blancs, il en devient raciste, N’acceptant aucun compromis, il refusera longtemps d’adresser la parole à un Blanc quelles que soit les circonstances.
De son vrai nom, Chester Burnett naît le 10 juin 1910 à Westpoint, près de Tupelo dans le Mississippi, Burnett idolâtre très tôt Jimmy Rodgers, le père de la country. N’ayant pas les capacité pour chanter ce style, il décide de grogner le blues comme lorsqu’un loup hurle, d’ou son surnom d’Howlin’Wolf « Loup Hurlant ».
Cette voix riche devient très reconnaissable et donnera à son Blues sauvage une teinte difficilement imitable. Sur scène Howlin’ Wolf n’a pas d’orchestre attitré, en revanche, sur disque, il utilise les services de Willie Dixon à la basse, du pianiste Otis Spann, du batteur Fred Below, et trouve en Hubert Sumlin l’un des meilleures guitariste de Blues qui soit.
Pendant une douzaine d’années, jusqu’à Killing Floor en 65, il enregistre classique sur classique…« Smokestack Lightning », « Little Red Rooster » repris également par les Rolling Stones lors de leur 1er pèlerinage chez Chess en 1965.



Elmore James est également l’un des chanteurs-guitariste les plus influents de son époque, son blues est poignant, plein de vérité…
Elmore James utilisait sa guitare comme un instrument de percussion, n’hésitant pas tout au long d’un morceau à répéter les mêmes accords amplifiés pour mettre en valeur ce qu’il chantait. Tous comme son maître Robert Johnson, il à une façon particulière de sortir des notes magique de sa guitare en appuyant le goulot d’une bouteille sur les cordes, la technique dite bottleneck…qui sera plus tard perpétué dans le rock par Duane Allman, Ry Cooder ou Eric Clapton …


Dernière édition par bloomers le Mar 18 Nov à 17:59, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: The Chess Story : Sonny Boy Williamson, Willie Dixon & C   Jeu 16 Déc à 15:29

Ahh,mon bloomers,qu'une chose à dire....la classe!
Merci à toi en tout cas.... Wink
ps:au fait,comment as tu découvert ce forum? Laughing

_________________
Jouer du blues,ouai,tout est dans les doigts........

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bloomers
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MessageSujet: Re: The Chess Story : Sonny Boy Williamson, Willie Dixon & C   Jeu 16 Déc à 18:08

Parmi de nombreuses compagnies discographiques indépendantes qui ont vu le jour au début des années cinquante à Chicago, Vee jay a été la seule capable de concurrencer Chess.

Avec des artistes tels que John Lee Hooker, Memphis Slim, Big Joe Williams, Billy Boy Arnold, Rosco Gordon, Big Jay McNeely, Gene Allison et bien sur Jimmy Reed.on peut même dire que son succès rencontré a été aussi important que celui de Chess où se trouvait Muddy Waters notamment. En outre, et la précision et d'importance, Vee Jay a été le premier label dirigé par des artistes noirs !

Fondé en 1953 par Vivian Carter et Jimmy Bracken (Vee pour Vivian et Jay pour Jimmy), Vee Jay avait la même ambition que la compagnie de Phil et Léonard Chess - à savoir la promotion du blues -, cependant la plupart des grandes compagnies se tournaient vers d'autres genres, et notamment le jazz & Gospel.

Le succès, le label de Carter et Bracken n'allait pas tarder à le connaître, puisque "You Don't Have to Go" de Jimmy Reed devait faire une entrée fracassante dans les charts internationaux dès 1953, inaugurant une longue série de hits...

Mais parallèlement à son prestigieux catalogue de blues, Vee Jay avait également cherché à développer d'autres genres : le gospel devait être représenté par les Swan Silverstones et les Staples Singers, le rock'n'roll par Dee Clarket, la chanson commerciale par les Dells et Jerry Butler.
Mais aussi talentueux qu'ils aient été, ces artistes n'étaient tout de même pas en mesure de rivaliser avec les monstres sacrés du blues moderne...

BILLY BOY ARNOLD

Le légendaire Billy Boy Arnold est un des derniers pionniers et innovateurs du Chicago blues encore en vie.
Grâce à sa signature vocale, à sa sonorité classique de l’harmonica et son écriture prolifique, Arnold a joué un rôle marquant dans la formation du Chicago blues dans les années 50. Il a ainsi marqué de son empreinte l’histoire du rock and roll. Beaucoup de ses chansons sont devenues des grands standards du Chicago blues.

Le son d’Arnold est marqué par un mélange de blues du Delta avec des sons urbains plus durs, électriques et sophistiqués et ce style a contribué directement et de manière significative aux premiers balbutiements de ce qui deviendra le rock and roll. Ses chansons ont été également reprises par des superstars du rock comme David Bowie, Eric Clapton et The Animals. Le titre d’Arnold ''I Wish You Would'' chanté par The Yardbirds a été classé numéro 1 dans le top-ten en Angleterre et a eu un impact dans ''l’invasion du blues anglais'' dans les années 60 aux USA ; cet impact a aussi contribué à introduire le blues électrique auprès du public blanc et a ouvert les portes au rock and roll

JIMMY REED

Jimmy Reed, né le 6 septembre 1925 à Dunleith, est sans doute l'un des plus talentueux compositeur-interprète du Chicago blues. Aussi à l'aise avec la guitare que l'harmonica, avec toutefois une prédilection pour ce dernier, il a marqué les grandes heures du blues revival en signant des grands classiques du répertoire blues.
Son style est simple, son jeu de guitare très boogie et son harmonica puissant lui ont permis au moment du blues revival de se faire remarquer facilement par le public blanc plus habitué à la folk qu'au blues.

Né dans une plantation près de Dunleith il apprend la guitare et l'harmonica de Eddie Taylor. En 1943 il monte à Chicago où il s'engage dans la Navy pendant deux ans. De retour à la vie civile il sert de sideman à de nombreux artistes et joue dans la rue. Refusé par Chess il signe avec Vee-Jay Records et le succès arrive vite. En effet il vend plus que des gens comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf ! Le succès aura malheureusement une mauvaise influence puisqu'il sombrera petit à petit dans l'alcoolisme et aura quelques ennuis de santé ainsi qu'avec la justice à cause de cela. L'epilepsie et le delirium tremens le conduiront à signer des contrats sans en vérifier les clauses mais aussi à être incapable de se souvenir des paroles de chansons qu'il venait juste de composer.

Décrié par le monde du blues il n'en conserve pas moins l'amour du public et classe de nombreux titres dans les charts rythm'n'blues. Lorsque Vee-Jay Records fait faillite il signe avec ABC Records avec lesquels il fait un dernier album totalement raté. Puis il se retire en reclus pour ses dernières années et meurt le 29 août 1976 à Oakland.

JOHN LEE HOOKER

C'est vers 1953 que la carrière de JLH connaît une baisse de régime, il signe alors un contrat avec le label Vee-Jay et renoue avec le succès en publiant classique sur classique.« Dimples », « It Serves Me Right To Suffer », « Boom, Boom »

THE WEST SIDE SOUND

En 1940, deux quartiers de Chicago étaient majoritairement peuplés de Noirs : la Black Belt et le Near West Side autour de Lake Street et Roosevelt Road.
L’explosion migratoire provoque une expansion de ces quartiers ainsi que leurs « ghettoisation » affirmé. (c-a-d un peuplement noir homogène, pas de mélange avec d’ autre communauté pauvre)
Entre 1950-58, une nouvelle flambée démographique noire, due cette fois plus aux naissances qu’a l’imigration, entraîne le surcongestionnement du South Side qui atteint le lac Michigan. Ainsi que la confirmation d’un deuxième grand ghetto, le West Side, qui englobe l’ancien quartier Juif, tandis que les Israelites ont désormais acquis les moyens de gagner les faubourgs plus bourgeois.

C'est donc dans un contexte désastreux, le west side est un des ghetto les plus dangereux et pauvre de Chicago (insécurité, surpeuplement, niveau de vie misérable ) que va se développer, au millieux des années 50, un nouveau et dernier style de Blues propre à Chicago : Le West Side Sound

Si Muddy Waters et Howlin’ Wolf étaient les « patrons » incontestés du blues de Chicago, leur popularité extérieure ne s’étaient jamais vraiment exercée que sur leurs territoires d’origine : Memphis et le sud profond. Les autres grands noms du blues avaient adoptés une approche très différente, empreintes de manières venues du jazz, du rythm & blues, voire du gospel et de l’ambiance classieuse des grands orchestres de cuivres.

Le style de BB King, avec guitare soliste et cuivres, chant déclamatoire, inspirait les jeunes noires des ghettos de Chicago autant que celui de Muddy Waters. Il représentait, en outre, une aspiration à une modernité urbaine
Le style « West Side » est en fait un mariage du jeu de BB King avec une introduction plus marqué des sonorités venu du gospel et le chicago blues de Muddy Waters désormais traditionnel...

C'est le label Cobra d'Eli Toscano avec l'appui précieux de l'incontournable Willie Dixon qui vont symboliser ce nouveau style. Fondé en 1956, le label cobra révèle trois nouvelles vedettes du Chicago blues: Otis Rush, Magic Sam et Buddy Guy.
Malheureusement, l’histoire de ce label mythique sera de courte durée, le patron Elie Toscano étant retrouvé noyé dans le lac Michigan (avec un bloc de béton coulé aux chevilles !) en 1959: c'est la fin du label cobra mais pas du west side sound, Willie Dixon retournant alors chez Chess emmenant avec lui Otis Rush et Buddy Guy...

Les chanteurs/guitaristes Magic Sam, Otis Rush et Buddy Guy sont les noms les plus connus de ce West Side Sound...Mais il faudrait aussi citer Fenton Robinson, Mighty Joe Young, Jimmy Dawkins, d'une certaine façon Earl Hooker voire Eddie Clearwater...Et plus tard, Magic Slim, Eddie C. Campbell ou Jimmy Johnson...

OTIS RUSH

Né le 29 avril 1934 dans le Mississippi mais très tôt venu à Chicago, Otis Rush commence à jouer de la guitare sous l’influence de BB King et adapte ce style à l’atmosphère tendue et dramatique du Chicago Blues.
Avec son chant déclamatoire et théatral, une utilisation fréquente du mode mineur, des solos incroyablement expressifs, il crée un style personnel à son image : taciturne, introverti, pessimiste et désespéré.
Otis Rush obtient son seul succès en 1956 pour le label cobra avec « I can’t quit You, Baby » une composition composé et produite par le génial Willie Dixon.
En quelques années, Rush enregistre pour le label Cobra une oeuvre magnifique avec des sommets comme « All Your Love (I Miss Loving) », « My Love Will Never Die », « Double Trouble », « It Takes Time »...mais les ventes ne suivent pas.
Après l’assasinat de Toscano, Otis Rush suivra Willie Dixon chez Chess où il enregistera quelques très beaux titres sur la compilation « Door To Door ».
En 1966, quelques classiques de Rush figure sur le premier volume de la compilation « Chicago The Blues Today » (Vanguard) produite par Sam Charters et la même année, participe à la tournée de l’ « American Folk Blues Festival ».
Artiste maudit comparé à son vieux rival Buddy Guy qui réussit à faire une carrière de star, Rush végète de label en label incapable de s’imposer, encore maintenant il propose principalement des relectures de ses classiques en studio ou en concert.

MAGIC SAM

Le second grand createur du West Side est sans nul doute Magic Sam :
Né le 14 février 1937 à Grenada dans le mississippi, Magic Sam laisse une production mince mais flamboyante, une des plus parfaite de l’histoire du blues.
Samuel Maghett arrive à Chicago à l’âge de 13 ans, déjà chanteur et guitariste, il est pris en charge par son oncle, l’harmoniciste Shakey Jake.
Sam a des gouts éclectiques : rythm & blues, country music, gospel, blues. Son oncle et lui mettent au point une nouvelle forme de blues qui mélange le chicago blues de Muddy Waters avec la ferveur du gospel, la guitare texano-californienne et une utilisation forte des gammes mineures.
Magic Sam enregistre pour Cobra dés 1957. « All Your Love » suivi de « Easy Baby » sont ses premier succès qui lancèrent dans la foulée le West side sound à Chicago.
Mais ce vedettariat est éphémère. Incorporé par l’armé, il deserte, est arrêté et condamné à six mois de prison.
Quand il revient à Chicago, le mouvement qu’il a fondé n’est plus, il enregistre encore pour Chief Records mais glisse dans l’obscurité.
De 1960 à 67, il joue dans des clubs misérable. Le producteur Bob Koester est contacté par Shakey Jake pour relancer la carrière de son neveu.
En 1967 Koester édite quelques beaux titres de Magic Sam sur l’Anthologie « Sweet Home Chicago » (Delmark) puis décide de confectionner un album complet. Ce sera l’excellent « West Side Soul », suivi par l’exceptionnel « Black Magic » , deux disques incontournables du blues moderne.
En 1969, Magic Sam reste très actif, il fait partie de la tournée européenne de l’American Folk Blues Festival, il s’illustre également au festival de Ann Arbord, il a même en perspective un disque avec John Mayall à la production. Hélas, une crise cardiaque l’emporte à la fin de l’année.

On passe à Buddy Guy, le plus célèbre chanteur/guitariste du West Side Soul.
Né le 20 juin 1936 à Lettsworth en Louisiane, Buddy Guy à d’abord commencé dans son patelin à jouer du Swamp Blues dans l’orchestre de Rufus Neal. Il gagne Chicago en 1957 et rencontre Magic Sam et Otis Rush, alors en train de se démarquer du Chicago Blues de l’après guerre.
Mais Buddy Guy est avant tout un styliste très original et complet (des trois, il est le seul à maitriser la guitare accoustique) il sait créer en quelques secondes une atmosphère tendue par une rythmique oppressante et un chant hyperdramatique, comme soulagé par les éclairs virtuoses et très expressifs de ses solos de guitares.
Buddy enregistre seulement deux 45 tours pour Cobra en 1958 mais c’est déjà assez pour le faire remarquer par Chess qui profite de la fermeture soudaine de Cobra pour l’engager comme guitariste maison...il participe dés lors à d’innombrable séances d’enregistrements pour le compte de Muddy Waters, Big Walter Horton, Robert Nighthawk, Sonny Boy Williamson... tout en gravant sous son nom, entre 1960 et 1965, une première oeuvre importante.
A Partir de 1965, Buddy s’associe avec le chanteur/harmoniciste Junior Wells, achète un club à Chicago et effectue de nombreuses tournée en Europe, en Afrique ou en Asie.
Mention spéciale pour l’album « Hoodoo Man Blues » (Delmark) Presque Jazz dans sa verve, sa liberté, cet album est en fait un des premiers enregistrements d’un groupe de Chicago Blues tels que le pratiquaient ces turbulents musiciens lorsque les patrons leur laissaient la bride sur le cou. Notons également que la meilleur section rythmique de l’époque est présente, Jack Myers à la basse et Billy Waren à la batterie.
Malgré des moments de doutes et la mort de son compère Junior Wells en 1998, Buddy Guy est resté un des meilleurs représentant actif du blues, il sort encore régulièrement des disques et se produit partout dans le monde.

Discographie sélective :

Otis Rush “The Essential – The Classic Cobra Recordings” 1956-58 (Fuel)
Magic Sam “With A Feeling – The Complete Cobra-Chief & Crash Recordings” 1957-58 (Fuel)
Magic Sam “West Side Blues” 1967 (Delmark)
Magic Sam “Black Magic” 1968 (Delmark)
Buddy Guy “Southern Blues” 1957-63 (Paula)
Junior Wells & Buddy Guy “Hoodoo Man Blues” (Delmark)
Various Artist “Chicago The Blues Today” 1965 (Vanguard)
Various Artist “Sweet Home Chicago” 1968 (Delmark)
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MessageSujet: Re: The Chess Story : Sonny Boy Williamson, Willie Dixon & C   Aujourd'hui à 21:17

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