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 The Complete Story of "Rock & Roll"

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bloomers
Mega bavard


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MessageSujet: The Complete Story of "Rock & Roll"   Dim 19 Déc à 23:27



Alan Freed

Produit de la musique noire – le blues et le rhythm and blues – et du country and western blanc, le rock 'n' roll est né aux Etats-Unis au début des années 50, à une époque où l'Amérique vit dans une tension permanente : la crainte de la bombe atomique, des relations tendues avec les pays de l'Est et le début de la guerre de Corée.
C'est un disc-jockey de Cleveland, Alan Freed, qui est considéré comme l'inventeur du terme "rock 'n' roll" ; en tout cas, c'est lui qui va le populariser. Dès 1951, il comprend l'influence du rhythm and blues sur les jeunes, en particulier les chansons au tempo le plus musclé, et il commence à programmer des disques de Fats Domino, Hank Ballard et autres Huey "Piano" Smith. Il baptise son émission "Rock 'n' Roll Party", "to rock and roll" signifiant "faire l'amour" dans le langage familier des Noirs.

Le rock 'n' roll est une musique simple et facile qui repose sur un rythme rapide et saccadé. Elle n'a d'autre ambition que de faire danser et les paroles des chansons évoquent la vie quotidienne des teenagers. Le côté technique importe peu, ce qui est essentiel, c'est l'ambiance qui s'en dégage.
Les jeunes ont besoin de se défouler et ils ont trouvé leur musique, car le rock évoque la jeunesse avec tout ce que ce mot suppose : une façon de vivre à 100 à l'heure, une certaine inconscience, un nouveau langage, une nouvelle génération.
Le rock 'n' roll a été popularisé par ceux que l'on a appelés les "pionniers du rock" : des chanteurs blancs comme Bill Haley, Elvis Presley, Eddie Cochran, Gene Vincent et Buddy Holly, mais aussi des compositeurs et interprètes noirs comme Chuck Berry, Little Richard et Fats Domino.
Ces pionniers du rock sont nombreux. Connus, inconnus ou tombés dans l'oubli, on en dénombre de 100 à 150, selon les encyclopédies qui leur sont consacrées.



Sam Phillips

En 1951, Sam Phillips est propriétaire d'un petit studio, le Memphis Recording Service. Il ne fondera les célèbres studios Sun que l'année suivante.
En 1951, donc, il enregistre une composition de Jackie Brenston, le saxophoniste des Kings of Rhythm, le groupe de Ike Turner. Cette chanson doit servir à une campagne publicitaire pour une voiture de la marque Oldsmobile, la Rocket 88.
Crédité à Jackie Brenston & his Delta Cats, "Rocket 88" est l'un des plus gros succès rhythm and blues de l'année 51. Mais surtout, ce titre (qui sera repris un peu plus tard par Bill Haley) est considéré par beaucoup – notamment les musicologues – comme le tout premier disque de rock 'n' roll.


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MessageSujet: Arthur "Big Boy" Crudup   Mar 21 Déc à 21:44




Arthur "Big Boy" Crudup est né en 1905 à Forest dans le Mississippi.
Il débarque en 1936 à Chicago où il est engagé par RCA-Bluebird.
Jouant un country blues qui va influer sur le rockabilly, Crudup s'avère un talentueux compositeur qui nous fait connaitre "That's Alright Mama", "So Glad You're Mine", "My Baby Left Me"et "Mean Old Frisco".

Redécouvert pendant les années 60, il enregistre alors plusieurs albums, avant de mourir dans la misère au cours de la décennie suivante (74) n'ayant pas touché de droits d'auteur pour ses chansons qui, dans les versions d'Elvis Presley continu à se vendre.

Peut-être avait-il fait la même erreur que Little Richard qui, en 1959 abandonna les droits d'auteur de ses classiques pour quelques milliers de dollars ?


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MessageSujet: Sun Records   Mer 22 Déc à 12:59



C'est en février 1952 que Sam Phillips crée Sun Records. N'importe qui peut aller chez lui et enregistrer deux chansons pour 3 dollars 98 cents. C'est ce que décide de faire Elvis Presley un beau jour de l'été 1953 : il enregistre deux titres, "My happiness" et "That's when your heartache begins", en espérant que l'on remarquera son talent.

Ce n'est que le 25 juin 1954 que Sam Phillips rappelle Elvis pour une audition. Il lui fait chanter "Without you", mais ça ne colle pas. Il le fait alors travailler avec le guitariste Scotty Moore et avec son contrebassiste Bill Black. Une session est organisée le 6 juillet : les trois musiciens travaillent en vain sur un succès de Bing Crosby, "Harbor lights", puis sur une ballade country, "I love you because".

En fin de soirée, ils décident de faire une pause. Elvis prend une guitare et commence à faire le pitre sur un vieux blues d'Arthur Crudup, "That's all right (mama)", bientôt rejoint par Scotty et Bill.

Sam Phillips, qui est en régie, les entend et comprend qu'il tient peut-être quelque chose. Il fait tourner la bande et leur demande de recommencer. Dans l'histoire du rock, ils viennent de graver à jamais la date du 6 juillet 1954.

"That's all right (mama)" paraît le 19 juillet 1954 sous la référence Sun 209.

Diffusé par Dewey Phillips dans son émission "Red, Hot & Blue", sur WHBQ, "That's all right (mama)" suscite des réactions d'enthousiasme immédiates. En deux ans, Elvis va devenir le chanteur le plus connu au monde.

Au même moment, Alan Freed décide de transporter son show radiophonique de Cleveland à New York. Parallèlement, il met sur pieds des spectacles au "Paramount" à Brooklyn, où ses auditeurs peuvent découvrir en chair et en os les artistes qu'ils ont entendus dans son émission.

Si le public est conquis d'avance, c'est en revanche une véritable révélation pour les producteurs et organisateurs du show business.


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MessageSujet: Re: The Complete Story of "Rock & Roll"   Jeu 23 Déc à 7:22



C'est Bill Haley qui va servir de détonateur au rock 'n' roll. Le 9 juillet 1955, il est N°2 aux Etats-Unis avec "Rock around the clock", un titre extrait de la bande originale du film "Blackboard jungle" (en français, "Graine de violence").
Ce n'est pas le premier disque de rock 'n' roll, mais c'est celui qui va changer la face de la musique populaire. Désormais, il y aura un avant et un après "Rock around the clock".

Bill Haley est né à Highland Park, près de Detroit, le 6 juillet 1925. Il commence sa carrière comme chanteur dans un groupe de country, les Down Homers, avant de former les Four Aces of Western Swing qui deviennent les Saddlemen en 1949 et enfin les Comets en 1952.
Bill Haley & his Comets signent chez Decca et débutent avec un petit succès, "Thirteen women". Le suivant, "Shake, rattle and roll", les fait connaître dans tout le pays. Avec "Rock around the clock", c'est le départ d'une fantastique épopée. 1955 sera l'année Bill Haley, entraînant toute une génération à danser le rock 'n' roll.
Bill Haley et ses Comets ont beau être des messieurs déjà d'un certain âge, à l'air plutôt sérieux, vêtus de vestes à carreaux, ils se déchaînent véritablement sur scène, couchés sur la contrebasse, à genoux par terre ou bondissant. Ils jouent une musique très swing où l'on remarque l'influence du jazz à travers l'utilisation des cuivres, mais le rythme est plus accentué et donne à leur musique ce tempo sautillant si personnel.

Au cours de la seconde moitié des années 50, Bill Haley et ses Comets connaîtront d'autres succès comme "See you later alligator", "Burn that candle" ou "Rock-a-beatin' boogie". Par la suitte, leur carrière reposera essentiellement sur leur renommée. Bill Haley est mort en 1981. Pour le public, son "Rock around the clock", dont il existe 160 versions en 35 langues différentes, reste l'hymne définitif du rock 'n' roll.
Grâce à lui, le rock a gagné le cœur des adolescents, mais il lui reste toujours de sérieux adversaires. D'abord les parents, inquiets du comportement de leurs enfants ; ensuite, l'Eglise, outrée devant ce délire collectif, et enfin, l'ennemi le plus redoutable de tous, les médias : journaux, radio et télévision


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MessageSujet: Jerry Lee Lewis : The Killer   Jeu 23 Déc à 20:14



Scandale et rock vont souvent de pair : Little Richard en est un exemple, son alter ego blanc, Jerry Lee Lewis, en est un autre. Né le 29 septembre 1935 à Ferriday en Louisiane, véritable as du piano, Jerry Lee Lewis n'a que 19 ans lorsqu'il se rend à Memphis chez Sun, où Sam Phillips l'engage immédiatement.

Après un premier disque qui le révèle au public, "Crazy arms", il enchaîne avec le superbe "Whole lotta shakin' goin' on" qui le consacre comme le rival d'Elvis Presley.

En 1958, Jerry Lee Lewis, surnommé le "Killer", est une vedette sûre et solide du spectacle, mais il n'est pas pour autant à l'abri du scandale. L'affaire éclate en Angleterre lorsque la presse découvre qu'il vient de se marier avec sa jeune cousine de 13 ans, Myra Gale Brown, alors qu'il n'est pas encore divorcé légalement de son épouse précédente !

Cette révélation porte un coup terrible à sa carrière : de dix mille dollars par soirée, il passe à 250 et dès lors, toutes les portes se ferment devant lui...il ne reviendra qu'en 88...


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MessageSujet: "Rockabilly"   Ven 24 Déc à 12:57

Contraction des mots "rock" et "hillbilly", le rockabilly est une fusion entre le rhythm and blues, le western swing, le honky-tonk et le country boogie. Pour schématiser, on peut dire que c'est le rock 'n' roll traditionnel des Blancs, dont le rythme nerveux est soutenu par une contrebasse acoustique et une batterie, jouée debout.
Le son est empli d'écho, le chanteur hoquette et bégaie son texte, l'entrecoupant de cris stridents. Elvis Presley avec "Baby, let's play house", Gene Vincent avec "Be bop a lula" et Roy Orbison avec "Ooby dooby" en sont de parfaits exemples.



Originaire de Memphis, Johnny Burnette est considéré comme un des maîtres du rockabilly.
Ancien champion de boxe, il se reconvertit dans la musique en 1955 et forme le Rock and Roll Trio avec son frère Dorsey à la basse et Paul Burlison à la batterie.
Ensemble, ils enregistrent quelques-uns des chefs-d'œuvre du rockabilly, comme "Honey hush" et "The train kept a-rollin'", mais le succès les boude et ils se séparent.
Johnny Burnette finira par obtenir la consécration en 1960 avec deux rocks édulcorés, "Dreamin'" et "You're sixteen". Il disparaîtra dans un accident de bateau le 14 août 1964.



Autre maître du rockabilly, Carl Perkins est lui aussi originaire du Tennessee. Jeune homme d'origine modeste, ses chaussures en daim bleu constituent son bien le plus précieux. De ce sujet très banal, il tire une formidable chanson, "Blue suede shoes", qu'il propose à Sam Phillips, le patron des disques Sun.
D'abord interprété par son auteur, puis par Elvis Presley quelques mois plus tard, "Blue suede shoes" est un des gros succès de 1956, le premier titre produit par Sun Records dont les ventes dépassent officiellement le million d'exemplaires.
En mars 1956, Carl Perkins est victime d'un grave accident de voiture qui l'immobilise de longs mois. Lorsqu'il revient, c'est pour mener une carrière plus sage, mais la qualité de ses compositions ne baissera jamais. La preuve : ces trois chansons qui figurent au répertoire des Beatles, "Matchbox", "Honey don't" et "Everybody's trying to be my baby", ne sont pas signées Lennon-McCartney, mais bien Carl Perkins.


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MessageSujet: Les Destins tragiques du Rock & Roll   Sam 25 Déc à 14:58



Certains pionniers du rock ont connu un destin tragique, comme Buddy Holly, fauché en pleine gloire à l'âge de 21 ans.
De son vrai nom Charles Hardin Holley, il est né le 7 septembre 1938 à Lubbock, au Texas. Très jeune, il apprend la guitare et, à 14 ans, il est capable d'assurer des petits shows de musique country avec son copain d'école Bob Montgomery.
Un jour qu'il fait la première partie d'un Elvis Presley encore débutant, Buddy Holly est repéré et signé par Decca. Il enregistre alors une première version de "That'll be the day" qui reste dans les tiroirs.
Déçu, Buddy Holly monte un groupe, les Crickets, et s'associe au producteur Norman Petty qui lui obtient deux contrats : un avec Brunswick sous le nom de Crickets, et un chez Coral sous son propre nom. Cette distinction restera purement juridique, puisque toutes les chansons publiées sur les deux labels seront enregistrées par Buddy Holly et les Crickets.

"That'll be the day" est N°1 aux Etats-Unis et en Angleterre en septembre 1957. Avant la fin de l'année, Buddy Holly connaîtra ses deux plus grands succès avec "Oh ! boy" et l'immortel "Peggy Sue". Il poursuivra en 1958 avec "Maybe baby", "Rave on" et "Early in the morning", où il semble s'éloigner légèrement du rock 'n' roll.
En janvier 59, Buddy Holly s'embarque pour la tournée "Winter Dance Party", avec les Platters, Dion & the Belmonts, Ritchie Valens et le Big Bopper. Le soir du 2 février 1959, après un concert à Clear Lake dans l'Iowa, Buddy Holly, Ritchie Valens et le Big Bopper louent un avion pour rejoindre Fargo, dans le Dakota du Nord. Conduit par un pilote inexpérimenté, l'appareil est pris dans une tempête de neige et s'écrase dans un champ peu après son décollage. Il n'y aura pas de survivant.



Lorsqu'il disparaît, Ritchie Valens n'a pas encore 18 ans. Rocker latin d'origine mexicano-indienne, son vrai nom est Richard Valenzuela et il est né le 13 mai 1941 près de Los Angeles.
Il a 16 ans lorsqu'il monte son premier groupe, les Silhouettes, mais c'est en solo qu'il rencontre le succès dès 1958 avec "Come on let's go", puis "Donna", une ballade dédiée à son amie Donna Ludwig.
En 1959, sa version de "La bamba" n'obtient qu'un succès moyen, mais au fil des années, ce titre est devenu un classique. Repris en 1987 par Los Lobos dans la biographie filmée de Ritchie Valens qui porte le même titre, "La bamba" sera un N°1 mondial.



L'accident d'avion du 3 février 1959 brise une autre carrière qui n'en était encore qu'à ses tout débuts, celle du Big Bopper. Le Big Bopper, c'est J.P. Richardson, un disc-jockey que l'on peut entendre sur KTRM, à Beaumont.
Auteur-compositeur à ses moments perdus, il écrit notamment "Running bear" pour Johnny Preston avant de se lancer à son tour dans une carrière de chanteur.
Avec "Chantilly lace", le Big Bopper décroche un énorme succès et une place dans la tournée de Buddy Holly et Ritchie Valens. Pour son plus grand malheur.


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MessageSujet: Les Destins Tragiques du R&R 2   Dim 26 Déc à 11:51



Eddie Cochran lui aussi a connu un destin tragique. Né le 3 octobre 1938 à Albert Lea, dans le Minnesota, il fait ses débuts professionnels en 1956. Avec son cousin Hank, il forme les Cochran Brothers qui enregistrent trois 45-tours, malheureusement sans succès.
Eddie rencontre alors le parolier Jerry Capehart et engage le bassiste Connie Smith, un ami d'enfance. Après quelques essais infructueux, il signe chez Liberty Records qui publie un premier 45-tours, "Sittin' in the balcony", en mars 1957 : il se vend à un million d'exemplaires.
Eddie Cochran, la toute nouvelle star du rock 'n' roll, est l'invité de dernière minute du film "The girl can't help it", où il interprète "Twenty flight rock" et où il se lie d'amitié avec Gene Vincent.

En 1958, Eddie Cochran obtient la consécration avec "Summertime blues", qui est un tube des deux côtés de l'Atlantique. L'année suivante, "C'mon everybody" et "Something else'" le consacrent définitivement.
En mars 1960, Eddie Cochran et Gene Vincent entament une tournée britannique triomphale. Le 17 avril, Gene, Eddie et sa fiancée Sharon Sheeley, ainsi que leur road manager Pat Tompkins, prennent une voiture de location pour se rendre à l'aéroport de Londres. Un pneu éclate et la voiture s'écrase contre un lampadaire. Eddie Cochran est la seule victime de l'accident : il meurt quelques heures plus tard à l'hôpital de Bath. Sa dernière chanson, "Three steps to heaven" (à trois pas du paradis), est N°1 en Angleterre un mois plus tard.



Rescapé du terrible accident qui a coûté la vie à Eddie Cochran, Gene Vincent Craddock est né le 11 février 1935 à Norfolk, en Virginie. A l'âge de 15 ans, il s'engage dans la marine américaine. Lors d'une escale à Tokyo, son pied est écrasé dans un accident de moto, ce qui l'oblige à porter dès lors une attelle de fer autour de la jambe.
De retour à la vie civile, Gene Vincent se présente à une audition chez Capitol Records avec une seule chanson, "Be bop a lula", qu'il vient de composer avec Tex Davis. Il est engagé aussitôt.
Paru en mai 56, le 45-tours "Be bop a lula" fait un malheur dans le monde entier. Gene Vincent est accompagné par les Blue Caps, la première formation électrique de l'histoire du rock, où se distingue plus particulièrement le guitariste Cliff Gallup.

Le cinéma s'empare de Gene Vincent. Il apparaît dans "Hot rod gang", "Fury unleashed" et surtout "The girl can't help it", où il partage la vedette avec Eddie Cochran, Little Richard, Fats Domino et la pulpeuse Jane Mansfield.
En 58 et 59, Gene Vincent obtient encore deux hits aux Etats-Unis : "Lotta lovin'" et "Dance to the bop". En novembre 1959, il effectue sa première tournée en Angleterre. Il est rejoint quelques semaines plus tard par Eddie Cochran avec qui il partage le haut de l'affiche.
La suite est, hélas, connue : le 17 avril 1960, une voiture qui dérape dans la nuit lui enlève son meilleur ami. Dès lors, il n'apparaîtra plus sur scène que vêtu de son fameux costume de cuir noir.

Aux Etats-Unis, la mode du rock est déjà passée et Gene Vincent décide de poursuivre sa carrière en Europe où sa cote est au plus haut. A l'époque, il fascine surtout par son jeu de scène un peu malsain, le visage maquillé en blanc, la jambe raide et sa façon de se rouler par terre. Mais il ne faut pas oublier ses incontestables qualités de chanteur à la voix pure et métallique, charmeuse ou agressive, à la diction exemplaire.
A partir de 1965, la popularité de Gene Vincent décline, tout comme la qualité de ses disques. Rongé par l'alcool, il s'affaiblit de plus en plus. Le 12 octobre 1971, lors d'une visite chez sa mère, il s'effondre en crachant du sang. Transporté à l'hôpital de Nexhall en Californie, il y meurt quelques minutes plus tard.


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MessageSujet: Re: The Complete Story of "Rock & Roll"   Dim 26 Déc à 15:08

Je n'ai qu'une chose à dire:" merci doc Bloomers!!"

Et Rock'n'Roll!!


thumright thumleft
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MessageSujet: Girls in R&R   Lun 27 Déc à 9:38



Le rock 'n' roll est d'abord une affaire d'hommes, mais quelques femmes sont parvenus à s'imposer dans cet univers macho. On se souvient de Wanda Jackson, surnommée Madame Gene Vincent à cause de sa voix percutante et de la violence de ses interprétations. C'est d'ailleurs le groupe de Gene Vincent, les Blue Caps, qui l'accompagne sur son plus grand succès, "Let's have a party".



Autre cas, celui de Brenda Lee. Petit prodige originaire de Géorgie, elle n'avait que 13 ans lorsqu'elle enregistra ses plus beaux titres de rock 'n' roll : "Dynamite" ou "Rock the bop".
En mars 1959, quand elle vient se produire à l'Olympia, à Paris, elle n'a pas encore quinze ans. Lorsqu'il découvre son âge, Bruno Coquatrix veut annuler son engagement. Le manager de Brenda Lee laisse entendre qu'en fait, c'est une naine, et qu'elle a 32 ans, avant de démentir catégoriquement. Mais il aura réussi un beau coup de publicité : Brenda restera cinq semaines à l'Olympia, avant d'être sollicitée pour de nombreux concerts dans toute l'Europe.
Particulièrement à l'aise dans tous les genres, Brenda Lee se tournera plus tard vers la country, comme le fera également Wanda Jackson.


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MessageSujet: The End   Mar 28 Déc à 9:04

Le début des années 60 coïncide avec la fin du rock 'n' roll dans sa forme originelle : Little Richard est entré dans les ordres, Elvis s'est assagi avec son passage à l'armée, Jerry Lee Lewis est éclaboussé par le scandale, Chuck Berry est en prison ; Buddy Holly, Eddie Cochran, Ritchie Valens et le Big Bopper sont morts.
Le bon vieux rock cède la place à une musique moins rebelle, interprétée par des jeunes gens tout à fait convenables, à l'allure saine et sympathique : Connie Francis, Annette, Bobby Vee, Fabian, Frankie Avalon, Paul Anka, Dion et Ricky Nelson.

Il faudra attendre l'arrivée des Beatles et la "British Invasion" pour que la musique américaine sorte de l'ornière et retrouve son âme.
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MessageSujet: Ricky Nelson   Mer 29 Déc à 11:14

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MessageSujet: Re: The Complete Story of "Rock & Roll"   Aujourd'hui à 21:14

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