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 The Original R. & B. Story

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bloomers
Mega bavard


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MessageSujet: The Original R. & B. Story   Lun 27 Déc à 10:22



Jusqu'à la fin de la seconde guerre, les principales maisons de disques américaines ont désigné sous le nom de "race records" (disque ethniques) les enregistrements destinés aux Afro-Américains, mais le sentiment de fierté communautaire qui se fait jour au landemain de la guerre aura incité le Show-Business à oublier une expression à connotations paternaliste et péjorative.
La formule de remplacement idéale est trouvé par un jeune journaliste du magazine "The Billboard", Jerry Wexler (futur producteur chez Atlantic), qui propose de donné le nom "Rhythm & Blues" aux Hit-parades noirs et l'expression intègre officiellement la langue anglaise dans le numero de "The Billboard" daté du 25 juin 1949.

Si le terme "Rhythm & Blues" est nouveau, la réalité musicale qu'il recouvre ne l'est pas, puisqu'il ne fait que marier les deux grands courants musicaux afro-américains du début des années 1940 : d'une part la tradition du Blues, davantage tournée vers les populations rurales d'origine sudiste; de l'autre le swing que jouent les big bands à l'attention des classes moyennes des grandes villes.

La guitare s'emplifie, le saxophone s'affirme et les rythmes s'accélère pour mieux faire danser les habitants de Harlem à New York, de South Cebtral à Los Angeles ou de Bronzeville à Chicago...


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MessageSujet: Little Richard & Chuck Berry   Mar 28 Déc à 12:50



Pour garder le contact avec un public avide de chansons rythmées, certains d'entre eux comme Pat Boone commencent à enregistrer des rocks écrits par de jeunes Noirs. En fait, ils vont servir d'intermédiaires, car le public voudra très vite connaître les auteurs des chansons.
Pat Boone enregistrera notamment "Tutti frutti", donnant un sérieux coup de pouce à la carrière de Little Richard, un des personnages les plus extravagants du rock 'n' roll.

De son vrai nom Richard Wayne Penniman, Little Richard est né le 5 décembre 1935 à Macon, en Géorgie, dans une famille qui compte quatorze enfants. Début 1955, il est plongeur dans un restaurant lorsqu'il envoie une maquette à Specialty Records, qui le signe immédiatement. Son premier 45-tours, "Tutti frutti", provoque une véritable sensation.

Voix délirante, provocation sexuelle, texte absurde, rythmique débridée, ton comique, partie de piano boogie-woogie, "Tutti frutti" inaugure une série de tubes nouveaux et sauvages. Les apparitions frénétiques de Little Richard à la télévision, puis au cinéma, sa coiffure style "Pompadour", ses roulements d'yeux soulignés de mascara, son déhanchement et ses hurlements lui valent la célébrité auprès du public blanc.

Après "Tutti frutti", Little Richard enchaine les succès : "Long tall Sally", "Lucille", "Jenny, Jenny", "Keep a knockin'" et "Good golly Miss Molly".

En 1958, au sommet de sa gloire, Little Richard disparaît brusquement pour se consacrer à la vie religieuse. Il devient le révérend Penniman, nouveau ministre de l'Eglise des Adventistes du Septième Jour.

En 1964, il revient au rock 'n' roll avec "Bama lama bama loo". Depuis, il n'a jamais cessé de multiplier les retours, sans jamais perdre de sa crédibilité, ni lasser ses trois générations de fans.

Après trente ans de flirt avec la religion et la drogue, après les scandales en tous genres, Little Richard demeure une attraction hors du commun, capable de remplir les salles comme aux plus beaux jours des années 50.



Charles Edwards Anderson Berry est né le 15 (ou le 18) janvier (ou octobre) 1926 (ou 1931) à Saint Louis dans le Missouri (ou à San José en Californie). Personne n'est d'accord sur le lieu et la date et Chuck Berry ne veut pas trancher. En août 1955, il publie son premier 45-tours, "Maybellene", du nom d'une vache, héroïne d'un conte pour enfants. C'est un succès instantané.
Jusqu'en 1959, il va conforter son statut de légende du rock en plaçant toute une série de titres dans le Top Ten : "School day", "Rock 'n' roll music", "Sweet little sixteen" et "Johnny B. Goode". Il ouvre son propre club à Saint-Louis, le "C.C. Club Band Stand", et apparaît dans quatre films dont "Go Johnny, go" et "Rock rock rock".

Mais la société américaine conservatrice et majoritaire voit en Chuck Berry une autre menace pour sa jeunesse. Comme elle a applaudi au départ d'Elvis pour l'armée, elle parvient à se débarrasser de l'autre roi du rock.
Fin 1959, Chuck Berry est accusé douteusement de détournement de mineure sur la personne d'une employée de son club. Après une longue procédure empreinte de racisme, il est condamné à deux ans de prison qu'il purge au pénitencier fédéral de Terre Haute, dans l'Indiana.
Lorsque Chuck Berry retrouve la liberté, on pense que sa carrière est terminée. Mais dans l'intervalle, les Beach Boys ont transformé son "Sweet little sixteen" en "Surfin' USA". C'est aussi le début de la "British invasion", et tous les groupes anglais ont inscrit un ou plusieurs morceaux de Chuck à leur répertoire. Les Rolling Stones reprennent "Come on" et les Beatles, "Rock 'n' roll music" et "Roll over Beethoven".

Vénéré par une nouvelle génération de rockers, Chuck Berry regagne une audience internationale grâce à trois énormes succès : "Nadine", "You never can tell" et "No particular place to go".
Aujourd'hui encore, il occupe une place unique dans l'histoire du rock 'n' roll, celle du guitariste dragueur, fraudeur, teigneux auquel tout le monde – ou presque – a tout piqué, en particulier trois accords de guitare légendaires.


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MessageSujet: Fats Domino-Larry Williams-Wilbert Harrison   Mar 28 Déc à 13:04



Parmi les grands du Rhythm & Blues noirs, Fats Domino a été l'un des premiers à conquérir le public blanc. Grâce à son piano et à sa voix traînante, il a su créer un style rythmé et mélodique très personnel qui entraînera toute une jeunesse, bien avant Bill Haley ou Elvis Presley.
Fats Domino est né à La Nouvelle Orléans et l'influence du jazz, notamment dans l'emploi des cuivres, est omniprésente dans ses chansons. Parmi ses grands succès, on retiendra surtout "Ain't that a shame", "I'm walkin'" et bien sûr "Blueberry Hill".



Tout comme Fats Domino, Larry Williams est originaire de La Nouvelle Orléans. Il travaille pour Lloyd Price, le créateur de "Stagger Lee" et de "Lawdy Miss Clawdy", lorsqu'il décide de faire cavalier seul comme chanteur et compositeur.
Dans un style très proche de celui de Little Richard, Larry Williams triomphe avec "Dizzy Miss Lizzie" et "Bony Moronie". Mais la suite est moins brillante. Après un séjour en prison lié à une affaire de drogue, on retrouvera son corps criblé de balles en février 1980. Suicide ou règlement de comptes, le mystère reste entier.



Wilbert Harrison est un autre fleuron du rock 'n' roll noir américain. Né en Caroline du Nord dans une famille de 23 enfants (!), il se découvre très vite une passion pour le chant. En 1959, après avoir gagné quelques concours amateurs et publié plusieurs 45-tours sur différents labels, il se retrouve dans les studios de Fury Records. C'est là qu'il enregistre, de mémoire, une composition de Leiber & Stoller qui fut un succès rhythm and blues en 1952 pour Little Willie Littlefield, "K.C. Lovin'".
Mais il ne se rappelle plus très bien les paroles et "K.C. Lovin'" devient "Kansas City". Ce sera son seul N°1 et il lui vaudra sa place au panthéon des rockers.
Wilbert Harrison est également l'auteur de "Let's work together", un succès pour Canned Heat et Bryan Ferry dans les années 70.
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MessageSujet: Re: The Original R. & B. Story   Aujourd'hui à 7:56

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